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Turnover des enseignes estimé sur 4 ans d’activité

vendredi 11 mai 2007, par Jack Le Lyonnais


A Roubaix Espace Grand’Rue, ce n’est pas Las Vegas.

Mais comme dans un grand casino, vous pouvez faire vos jeux sur l’échiquier des enseignes qui rapidement se succèdent.

Le tapis vert sur lequel vous allez jouer représente le plan d’implantation des boutiques de la galerie marchande du centre commercial Espace Grand’Rue.

La règle du jeu consiste à engager des paris sur les 38 emplacements des magasins de la galerie marchande.

Le chiffre de turnover calculé sur une période de 4 années est probant : Environ 70 %.

 

31 32 30 35 36 39 3 6 7 14 15 20 22 23 25 26

0

 

Un rapide bilan pour le niveau 1 du centre commercial, c’est à dire pour le rez de chaussée :

La situation en 2007 est la suivante :

1)Trente huit (38) cellules de la galerie sont prévues pour accueillir des magasins.

2)Vingt six (26) enseignes qui occupaient ces emplacements ont déjà cédé leur place. C’est à dire que face aux pertes qu’elles réalisaient, elles sont parties d’elles-mêmes ou ont été mises en liquidation. Le pourcentage de turnover s’évalue donc à 26/38 soit 68 %.

Dans la description de la situation plutôt désastreuse du centre commercial Espace Grand’Rue de Roubaix, il est nécessaire de donner les éléments qui ont sous-tendu l’arrivée de l’enseigne « Le Furet du Nord ».

Cette enseigne d’origine locale, comme son nom semble l’indiquer, a été la bienvenue à Espace Grand’Rue et considérée, à priori ’ (à tort ou à raison), comme étant capable d’assurer le renouveau du centre commercial « Espace Grand’Rue » qui déjà se portait très mal.

Pour favoriser son installation, la gestion du centre a du prévoir la libération dès le printemps 2004 d’une surface de 1100 m2. Huit enseignes qui occupaient les lieux ont préféré, par opportunisme, négocier leur départ définitif. Trois autres se sont trouvées contraintes à accepter un transfert qui les obligeait à abandonner leurs amortissements sur immobilisations (à chiffrer autour de 300.000€).

Grâce à ce subterfuge, « Le Furet du Nord » a concrétisé son installation au mois de mai 2005.

Il convient de noter que cette enseigne n’a toujours pas en 2007 la vocation attendue de « locomotive ».

Ses rendements au mètre carré ne sont pas significativement plus élevés que la moyenne des rendements des autres enseignes. Une constatation qui finalement est assez logique puisque chacun sait que « Le Furet du Nord » n’a plus de quoi flatter la fibre nordiste.

En effet,« pour des raisons de notoriété régionale, le Furet du Nord garde son nom emblématique » . Mais « Jean-Noël Reinhardt est le Président de Virgin Stores et du Furet du Nord. L’entrée du Furet dans le groupe HDS (Hachette Distribution Service) a apporté une nouvelle dynamique et des évolutions dans les 11 magasins de la région du Nord Pas-de-Calais »

Le nom d’origine est donc conservé. Il n’a plus d’autre intérêt que de garder captive une clientèle locale.

La situation au deuxième niveau quant à elle, est très simple :

Sur les douze (12) emplacements du deuxième niveau, il ne reste plus que quatre (4) cellules occupées.

Huit cellules du deuxième niveau (8) sont donc en attente de nouveaux et téméraires investisseurs.

Un événement important est le départ du service restauration de Maître Kanter au printemps 2007.

L’échec au deuxième niveau est donc quasi-total.

Voir aussi l’article "il y a des morts et des disparus"

Analyse de la conjoncture


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